dimanche 28 mai 2017

Avec la 4 Planches, ça sent le sapin...

Je continue mon petit tour des quelques brasseries artisanales dont j'ai pu "prélever" des échantillons aux dernières Houblonnades, à Dijon, début avril. Il sera question, dans la présente bafouille, de la Brasserie d'Epenoy.

Epenoy est une commune située dans le Doubs, à une trentaine de km au Sud-Est de Besançon. Et la brasserie en question, fondée en 2014, y a ranimé de bar du village. La brasseuse, Anaïs Mesnier, est titulaire d'un Master en agro-alimentaire et a fait en partie ses armes au sein de brasseries belges et à Belle-Île-en-Mer : elle m'a expliqué par où elle était passée en Belgique, mais je n'en ai plus le souvenir bien précis (avais-je déjà trop dégusté ?), si ce n'est peut-être la "Brasserie des Légendes" à Ellezelles... peut-être... J'ai davantage le souvenir d'avoir discuté avec elle de... politique. A deux semaines du premier tour de la présidentielle, bizarre... Peut-être confirmera-t-elle son parcours si elle lit ce post.

Ce qui est en tout cas sûr, c'est qu'elle propose de façon régulière une blonde, la Dam'Naïs et une ambrée, la Spinoyenne. Je n'en ai cependant dégusté aucune des deux, ayant pu déguster de la brune épicée style bière de Noël, qui n'est proposée par Anaïs Mesnier qu'une partie de l'année, et qui m'a paru, ma foi, plutôt sympathique. Pour compléter le duo de tête et en faire un trio, il faut bien évidemment ajouter celle qui est le véritable sujet de la présente bafouille : la 4 Planches ! Elle est blonde, c'est-à-dire brassée à partir de malt pâle (sans plus de précision sur la/les variété(s)...), de trois houblons différents (pas plus de précision non plus, mais rien n'est perdu !) et... de liqueur de sapin. Ale de fermentation haute, refermentée en bouteille, elle n'est ni filtrée ni pasteurisée, à l'instar de nombre de productions artisanales. Elle titre 6.5 % de teneur en alcool. ce qui en fait une bière semi-forte qu'on boira plutôt fraîche, autour de 5 à 6 ° C (je précise, comme d'habitude qu'il ne s'agit que de mon humble avis, vous faites ce que vous voulez...).

La voici : 


Une chose de sûre avant tout : certes, ça sent le sapin - et d'aucun le dira dès la première inspiration - mais pour le coup cette réflexion n'induira rien de négatif, voire de morbide. Elle sent tout simplement le sapin... Et c'est pas désagréable !

Au visuel, elle affiche une robe blond pâle de vive effervescence, couleur paille ou... bois de sapin, légèrement trouble avec un léger dépôt, surmontée d'une tête de mousse blanche aux fines bulles très peu collante, persistante en anneau le long de la paroi du verre

Au nez, cette tête de mousse exhale des arômes légers et discrets de malt pâle, panifié, accompagnés de notes boisées et résineuses et d'une touche d'épines de sapin.

En bouche, l'entrée est vive et fraîche, débouchant sur un corps de consistance fraîche et légère, aux saveurs légères elles aussi. Le corps dévoile de légers tons acidulés, citronnés, s'associant à des saveurs boisées, résineuses, et cette même impression d'aiguilles de sapin. Le tout s'accompagne de notes céréalières, de malt panifié, ainsi que de touches épicées précédant une amertume herbacée légère mais suffisamment présente pour être désaltérante.

Une étonnante impression de légèreté se dégage de cette bière, titrant pourtant 6.5 % de teneur en alcool. Sympa par temps chaud lorsque l'on est en quête de légèreté, de rafraîchissement et, en même temps, d'originalité. Encore une belle découverte des Houblonnades ! J'avoue avoir moins d'imagination quant à ce qui peut l'accompagner. Pourquoi pas une salade de chèvre, peut-être du poisson mariné et rôti au barbecue, du Manchego romarin ou un bout de Saveur du Maquis corse. 

Pour plus de renseignements sur la brasserie : 
Anaïs Mesnier
Brasserie d'Epenoy
38 Grande Rue
25800 Epenoy
Ouverture pour dégustation et vente (sur place ou à emporter) du mercredi au vendredi de 16h à 19h et le samedi de 10h à 18h.

dimanche 14 mai 2017

La 3 Ter, quand brasseurs et torréfacteurs se rencontrent...

Je continue mon débrief des échantillons rapportés des Houblonnades (Dijon, 8 et 9 avril 2017). Et cette fois montons à la capitale qui, bien évidemment, n'est pas restée en marge de l'expansion de la brasserie artisanale innovante de ces dernières années.

Il est effectivement question pour cette petite bafouille de blog de l'un des nombreux produits de la Brasserie la Goutte d'Or, située dans le quartier du même nom, dans le XVIIIe arrondissement de Paris (Nord de la capitale). Précisons qu'elle est située exactement rue de la Goutte d'Or. Brasserie La Goutte d'Or, rue de la Goutte d'Or, quartier de la Goutte d'Or, qui vous sert pour partie des breuvages dorés. Si avec ça vous arrivez à la louper, je ne peux plus rien pour vous... Je n'en sais pas beaucoup plus sur la brasserie que ce qui est écrit sur le site, et je pense que ça ne vous déplaira pas, vous lecteurs, de ne pas avoir à vous farcir un post de 10 pieds de long, pour une fois. Pour plus d'infos, je vous suggère donc de cliquer sur le lien à la fin de cette bafouille.

Il est surtout question ici de la "3 Ter", bière dont le nom est issu d'une partie de l'adresse d'une maison de torréfaction, Café Lomi, basée au 3 Ter rue Marcadet, c'est à dire à peine à quelques centaines de mètres à vol d'oiseau de la rue de la Goutte d'Or. Il était donc fatal qu'à un moment ou l'autre, ces artisans du goût se rejoignent. C'est comme ça qu'est né la "3 Ter", résultat de l'ajout de cafés fraîchement torréfiés au brassage d'une bière puissante du style Triple. On a donc affaire à une bière de fermentation haute, brassée avec ajout de café, refermentée en bouteille, agrémentée de houblon Mandarina Bavaria (nouveau houblon aromatique allemand aux notes d'orange et de mandarine). Elle titre 8.5 % de teneur en alcool, ce qui en fait une bière forte qu'on peut déguster à environ 9-10° C (à mon humble avis comme d'habitude, vous faites ce que vous voulez...).

La voici :


Au visuel, elle arbore une robe ambre foncé au trouble relativement important et aux reflets cuivrés, surmontée d'une tête de mousse blanc cassé à grosses bulles, vive, collante en "petits bouts" de dentelles, peu persistante.

Au nez, les arômes sont bien perceptibles et donnent un beau mélange de notes fruitées, sur les agrumes je dirais, et torréfiées, bien équilibré. Le tout agrémenté de notes épicées plutôt prononcées. Des arômes intenses et carrément agréables.

En bouche, l'entrée est vive et relativement sèche, donnant sur un corps puissant et charpenté à la manière des triples classiques - en cela, c'est déjà une réussite -, fruité sur les agrumes comme l'orange et plein de notes épicées prononcées. De belles touches torréfiées entourent le tout, amenant une légère dureté qui équilibre bien un corps moelleux. L'amertume s'avère plutôt modérée pour une triple, avec des notes torréfiées et fruitées, peu persistante. Les saveurs torréfiées,elles, persistent bien.

Une triple classique par ses pointes épicées et ses belles saveurs fruitées, et originale par ses notes torréfiées sympas. Elle m'a fait une première impression pas forcément positive, je dois l'avouer, justement du fait de ce mélange. Mais ce n'était que la première impression. Au fil de la dégustation, j'ai appris à l'apprécier. Les 8.5 % d'alcool y sont peut-être pour quelque chose... (boutade !). Rien d'étonnant : en m'arrêtant à leur stand, j'avais eu la chance de pouvoir déguster leur "Assommoir", Imperial Stout au gingembre qui m'avait déjà laissé une belle impression. La "3 Ter" confirme le talent des brasseurs Quentin et Thierry. Ils la conseillent avec du Tiramisu, du chocolat "ou autres gourmandises", ce sur quoi je ne peux les contredire. 

Pour en savoir plus sur la brasserie : www.brasserielagouttedor.com

Vous pouvez retrouver la "3 Ter" chez Bières des Terroirs, rue Crébillon à Dijon (quartier Zola-Monge), 03 71 19 90 97, www.bieresdesterroirs.fr .
Et peut-être chez d'autres ? Qu'ils se dénoncent...

mardi 9 mai 2017

Icauna Pale Ale, et si on allait dans l'Yonne ?

Je continue mon petit débrief des quelques échantillons que j'ai ramenés des Houblonnades, en avril à Dijon. Oui, je sais, ça fait déjà un mois, et je n'ai livré mes impressions que sur La Part des Hommes #2 d'Elixkir ! Mais on fait ce que l'on peut avec le temps que l'on a... On va remédier à tout cela doucement mais sûrement.

Et cette fois, partons donc dans l'Yonne, à la Brasserie Popihn, basée à Vaumort dans les environs immédiats de la ville de Sens. Il s'agit d'une toute jeune brasserie puisqu'elle compte à peine deux mois d'existence. Mais ses fondateurs n'ont certainement pas seulement deux mois d'expérience dans le domaine du brassage, étant donnée la qualité de leurs produits. Je n'ai rapporté de mon périple aux Houblonnades que leur Pale Ale. Mais j'ai pu, en m'arrêtant à leur stand, déguster deux autres de leurs produits : leurs NEIPA (pour New England IPA, nouveau style en plein essor depuis quelques mois, reprenant le style IPA, bien entendu, mais avec des houblons venus notamment de régions comme l'Océanie, visant moins l'amertume qu'un caractère ultra-fruité, tropical. Avec, parfois, ajout de vrais fruits lors du brassage afin d'accentuer ce caractère.), qui ont la caractéristique d'être en plus fermentées en partie avec une souche de levure "Brett" (pour Brettanomyces, souche de levure sauvage utilisée en particulier pour la réalisation des lambics, gueuzes et autres wild ales, en Belgique et ailleurs.). Eh bien, cela a été une belle découverte. Je n'ai pas pu en ramener pour les présenter, mais peut-être recroiserai-je la Brasserie Popihn dans l'avenir... C'est à espérer en tout cas ! 

Mais revenons à l'Icauna Pale Ale, style un peu plus classique aujourd'hui. Elle est blonde, "brassée avec l'orge de la ferme", et agrémentée de trois houblons : le Citra, aromatique aux notes tropicales, notamment sur les agrumes ; le Mosaïc, aromatique aux notes là aussi sur les fruits tropicaux et agrumes, accompagnées de notes plus résineuses, le pin par exemple ; le Summit, un amérisant qui peut amener une amertume prononcée et franche à la bière, plutôt sur les agrumes là aussi. Elle titre 4.8 % de teneur en alcool, ce qui en fait une bière légère qu'on boira relativement fraîche, autour de 6-7° C à mon humble avis.

La voici : 


Au visuel, elle montre une robe blond pâle, couleur paille, légèrement trouble, aux reflets dorés. Le tout surmonté d'une tête de mousse blanche fine, collante en fines dentelles, persistante en un fin anneau le long des parois du verre.

Au nez, de cette mousse se dégagent des arômes prononcés de houblons, plein de notes citronnées, fleuries, accompagnées de touches résineuses et épicées. Des arômes agréables et le fait qu'ils soient prononcés, bien perceptibles est une belle performance. Ce n'est (à mon humble avis encore une fois) pas gagné à chaque fois pour des bières aussi légères.

En bouche, l'entrée est vive et citronnée, et débouche sur un corps de texture légère, mais plutôt puissant pour une bière si peu alcoolisée. Il s'avère équilibré entre des saveurs citronnées prononcées, vives et rafraîchissantes, et un côté doux et moelleux plus proche de l'orange. Le tout est entouré de touches florales et résineuses, et débouche sur une amertume herbacée légère mais suffisamment prononcée pour se révéler désaltérante, en un bon complément à ses notes rafraîchissantes. Persistance citronnée et herbacée relativement longue.

Une pale ale riche en arômes, en saveurs, et en vertus rafraîchissantes et désaltérantes, notamment du fait d'un faible taux d'alcool. Une belle découverte à faire, notamment si on en a marre des lagers de supermarché qui, certes, rafraîchissent mais n'apportent aucun plaisir gustatif. L'Icauna Pale Ale a leur légèreté, mais apporte une palette aromatique qui va du fruité au résineux, en passant les fleurs, des plus intéressantes. De surcroît, je lui ai trouvé une puissance de saveurs que j'ai rarement trouvée dans d'autres bières artisanales aussi légères. A découvrir en tout cas, si vous avez le loisir de passer par Sens. A essayer accompagnée de fruits de mer par exemple, d'un bon burger, d'un bout de Tomme aux fleurs, ou encore une salade de fruits tropicaux au dessert.

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lundi 1 mai 2017

Elixkir passe au rouge

Oui, la Brasserie Elixkir est passée au rouge et en a même été récompensée ! Bon, calmez-vous, nulle histoire illégale ou de favoritisme policier ici ! C'est juste l'un des jeux de mots pas drôles dont j'ai le malheur d'avoir le secret...

Il est question ici de l'une des dernières productions de la désormais bien connue de ces pages Brasserie Elixkir : La Part des Hommes #2, deuxième expérience de sa gamme de bières vieillies en fût. Elle fait suite à La Part des Hommes #1 qui n'était autre que l'Elixkir triple vieillie trois mois en fût de Bourbon. Même principe pour ce deuxième brassin éphémère, à cette différence près que l'Elixkir triple a cette fois-ci été mise à vieillir en fût de vin rouge de Bourgogne durant... 13 mois ! Et c'est grâce à ce nouveau breuvage que la brasserie, et bien entendu ses fondateurs Guillaume et Amélia, ont raflé pour la deuxième année consécutive le premier prix "Coup de coeur du public" lors de l'édition 2017 du festival dijonnais de dégustation de bières artisanales "Les Houblonnades". En 2016, c'est leur IPA qui avait recueilli les faveurs du public. Cette année, ils ont encore placé haut la barre avec une bière, certes très forte, mais douce malgré tout en bouche. Je m'en étais fait une première fois la réflexion lors de mon passage aux "Houblonnades" le 9 avril : La Part des Hommes #2 fut ma première dégustation à mon arrivée - autant commencer fort direct... - et mon palais n'était donc pas encore entamé par d'autres dégustations. J'avais encore affaire - j'ai l'impression de l'écrire à chaque nouveau post au sujet d'Elixkir... - à une merveille.

La voici : 


Comme je l'ai dit plus haut, cette bière est brassée sur la base de la recette de la triple, que Guillaume et Amélia ont ensuite fait vieillir tranquillement durant treize mois en fût de vin rouge de Bourgogne. L'Elixkir triple en elle-même est déjà plutôt impressionnante par son degré d'alcool puisqu'elle titre, avant sa mise à maturation, 8.8 % par volume. A la sortie, cette deuxième bière vieillie en fût titre 10.4 % de teneur en alcool. Comme pour le premier "opus" en fût de Bourbon, cela s'explique par la présence encore importante d'alcool du vin rouge dans le bois de la barrique, ainsi que par l'évaporation d'une partie de l'eau de la bière qui a pour effet immédiat de faire grimper le taux d'alcool.

Au visuel, c'est une robe ambrée trouble qui s'offre aux yeux, traversée de reflets cuivrés. Elle est surmontée d'une tête de mousse blanc cassé fine, collante en grosses dentelles, bien persistante.

Au nez, ce col de mousse dégage des arômes prononcés, mais volatiles cependant. C'est un ensemble vineux très agréable qui se décompose en de belles notes de fruits rouges et noirs (cerise, raisin...), légèrement acidulées. Le tout est contrebalancé en un bon équilibre par une touche de malt se traduisant par des notes briochées. L'ensemble s'accompagne de pointes alcoolisées et vineuses.

En bouche, l'entrée est finement pétillante, suivie d'un corps puissant et vineux aux notes d'abord moelleuses, biscuitées à briochées, puis plus vives et fruitées avec toujours ces mêmes saveurs de fruits rouges, notamment cerise et framboise. Le tout est entouré de pointes alcoolisées prononcées et chaleureuses, légèrement tranchées par une amertume herbacée discrète. Persistance fruitée et vineuse moyenne et chaleur un peu plus longue à s'estomper.

Encore une dégustation de produit venu de chez Elixkir, et encore une très agréable surprise. Ici encore, le bois du fût de vin rouge a joué son rôle très efficacement et tout y est : puissance, notes briochées de malt, notes fruitées vineuses, pointes alcoolisées, le tout en un ensemble harmonieux. C'est toute la magie du vieillissement en fût... Rien de très étonnant après treize mois passés en tonneau de vin. Que dire de plus ? Pas grand chose, si ce n'est : vivement La Part des Hommes #3 ! Pour en apprécier encore plus la dégustation, pourquoi ne pas l'accompagner d'un bon plat mijoté comme une carbonade flamande, un boeuf bourguignon, un coq au vin... Ou encore, pourquoi pas là aussi, un bon morceau de vieux Comté 24 mois, un Epoisses bien fait ou, plus doux, un Régal de Bourgogne aux raisins. Au dessert, pourquoi pas une tarte aux fruits rouges.

Petit rappel pour ceux qui veulent en savoir plus sur Elixkir : https://www.brasserieelixkir.fr/

On peut retrouver les bières d'Elixkir à Dijon, chez Bières des Terroirs rue Crébillon, quartier Zola-Monge (http://www.bieresdesterroirs.fr/).
Ou encore, pour l'Elixkir IPA ou l'Elixkir ambrée, à la crémerie La Grapillotte, 26 rue Monge à Dijon, ainsi qu'à la crémerie-restaurant La Grapillotte, 5 rue des Grandes Varennes à Ahuy (21121).
Et bien sûr à la brasserie même, 9C rue de l'Artisanat à Couternon (21560).
Et peut-être chez d'autres, qu'ils se dénoncent ! ;-)

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vendredi 28 avril 2017

Un peu crevé ? Passez à La Rustine !

Quel jeu de mot facile, vous direz-vous peut-être (ou pas...) ! Vous n'aurez pas tort... D'autant plus que je ne l'ai même pas inventé. Je l'ai emprunté à Arnaud Conchon, brasseur et fondateur de la Brasserie La Rustine, « La bière de quand t'es crevé », basée à Saint-Marcel, commune voisine de Chalon-sur-Saône (71). 



Un petit plaisantin cet Arnaud d'ailleurs, qui, à peine étais-je arrivé, me proposait sympathiquement une petite bière : « j'ai de la Kro, de la 1664 ou de la Leffe... », m'a-t-il proposé, avant d'éclater de rire suite à ma question mi-amusée mi-choquée « c'est une blague ? ». Suite à cette petite plaisanterie qui a achevé de briser la glace, Arnaud est redevenu sérieux, m'a offert de déguster une Rustine et nous avons ainsi commencé à faire plus ample connaissance.

Arnaud, 37 ans, n'est pas issu du monde de la bière et du brassage. Il brasse depuis environ quatre ans, et depuis deux ans en professionnel, à temps partiel d'abord puis à temps plein. Diplômé d'Etat comme technicien du social, il a œuvré longtemps dans la formation professionnelle. Encore aujourd'hui, il anime une formation d'accompagnement à l'installation d'une brasserie : le but de cette formation n'est pas d'apprendre à faire de la bière à proprement parler, mais d'accompagner le stagiaire dans sa démarche d'installation. Il affirme avoir de bons retours sur cette formation qui se situe à part de celles où on apprend à faire de la bière, mais « où, au final, t'as pas plus de billes que ça quand tu sors que quand t'es entré sur la façon de s'installer et le matériel à adopter ».
Le virus du brassage lui-même s'est emparé de lui voilà donc quatre ans, avec de premiers brassins amateurs équipé d'un seau de vingt litres : « j'ai appris à faire de la bière tout seul dans ma cuisine comme un grand, avec Internet et mes bouquins ». Ont ensuite suivi des brassins plus importants de cinquante litres, puis cent litres en semi-professionnel (février 2015) avec une installation professionnelle dans le garage, et sous un statut à partir de ce moment-là, insiste-t-il : « je suis un flippé de la fraude et je ne voulais pas fabriquer d'alcool à un rythme de cent litres par semaine sans statut ». Ce qui paraît plutôt raisonnable... Arnaud a fini par agrandir son installation en s'installant dans son local actuel, à Saint-Marcel, en décembre 2015.
L'envie de changer de métier, l'implantation durable du virus du brassage, le perfectionnement et la fréquence croissante des brassins, combinés, ont fini par le pousser à se lancer dans le grand bain de la brasserie artisanale professionnelle. Un parcours somme toute assez classique – on ne compte plus le nombre d'artisans brasseurs qui commencèrent dans leur cuisine – mais qui porte ses fruits.


Une petite installation qui ne demande qu'à s'agrandir ! 

A un rythme de cent litres par semaine à ses débuts, Arnaud a pu tester, m'a-t-il confié, une trentaine de recettes qui servirent à tâter le terrain et à se fixer – pour l'instant – sur quatre recettes stables : une ambrée, une ambrée IPA, une blonde et une brune qui le satisfont aujourd'hui, ainsi qu'une blanche qu'il souhaiterait améliorer (on vous tiendra au jus de l'aboutissement des expériences). Toutes titrent entre 4,5 % et 6,5 % de teneur en alcool par volume. Des bières plutôt foncées en général donc, l'eau de Chalon-sur-Saône étant une eau très calcaire, du même profil qu'à Dublin où la Guinness irlandaise est fabriquée. Et ce type d'eau, m'explique-t-il, est favorable au brassage de bières foncées, voire dures.
Ses bières, cependant, sont juste foncées, mais surtout pas dures ou trop amères – il n'aime pas ça. Même son IPA affiche une amertume de 63 IBU, ce qui est plutôt modéré pour ce style de bière. Ses bières sont des produits plutôt caractérisés par la rondeur, le moelleux. L'explication est simple : « je suis un gros bec à sucre, tu mets un paquet de bonbons à côté de moi, il y passe ! Et je pense qu'il est plus rigolo de faire ce qu'on aime, et comme j'ai plutôt de bons retours sur ce côté gourmand, c'est plutôt chouette ». Arnaud a donc été vite conforté dans ses choix et s'est même taillé assez rapidement une bonne réputation locale. Une réputation attestée par l'écoulement rapide de ses produits, qui nécessite aujourd'hui l'acquisition d'un matériel permettant de produire des brassins beaucoup plus importants qu'actuellement.

De fait, Arnaud a récemment lancé une campagne de financement participatif – ou crowdfunding – à hauteur de 14 000 € en vue de financer l'achat de deux nouvelles cuves de brassage de 1300 litres chacune. Là aussi, l'explication est simple et tient au succès actuel des bières de La Rustine : « là je suis en 300 litres et je suis en flux tendu sur le stock, voire même très très tendu parfois, et avoir des cuves plus grosses pour empiler deux-trois brassins serait un soulagement ». Les contreparties promises sont atypiques : des bières bien évidemment, mais aussi des objets fabriqués par des entreprises, artisans ou artistes locaux : « des décapsuleurs, c'est un copain coutelier qui me les forge […], des sous-verres gravés au laser au Fab-Lab de Chalon-sur-Saône […], Maud Vignerot, artiste chalonnaise, me peint des bouteilles à la main pour faire des bouteilles en série limitée, etc... ». Le montant minimal est de 10 €. L'objectif affiché par Arnaud est de doubler sa production actuelle de 130 hectolitres à l'année, et ce dès l'an prochain. Alors, l'appel aux amateurs de La Rustine est lancé.
À bon(s) entendeur(s), salut !


Voilà donc Arnaud Conchon, son histoire, et sa brasserie qui ne demande qu'à se développer et à donner vie à de nouveaux produits. L'histoire somme toute assez classique du brasseur qui commence dans sa cuisine et finit par se faire un nom grâce à son savoir-faire. 
Si vous êtes arrivé à ce stade du post actuel sans vous endormir ou passer à autre chose, toutes mes félicitations ! Il se peut que vous en soyez crevé, alors n'hésitez pas à passer à La Rustine où vous serez bien accueilli pour une dégustation (Arnaud en propose à la brasserie), pour acquérir des bouteilles 33 ou 75 cl et, si vous avez grand soif ou un projet de barbecue nombreux, louer des tireuses avec fûts de 20 et 30 litres.
Pour cela, rendez-vous à la :
Brasserie La Rustine,
13 bis rue des Chavannes,
71380 Saint-Marcel.
06 89 10 39 79
conchon.arnaud@larustine.net

Par ailleurs, vous pouvez retrouver les bières de La Rustine à ces adresses : 
CAVISTES
Cave "Les Amis d'abord" (Lux, à proximité de Chalon-sur-Saône, 71) ; La Cave (Crissey, 71) ; V&B Saint-Marcel (71) ; Cellier Saint-Vincent (Chalon-sur-Saône, 71) ; The Caviste (Ouroux-sur-Saône, 71) ; hyperboissons (Chenôve, 21) ; Bières des Terroirs (Dijon, 21) ; Au vieux Millésime (Dijon, 21) ; Vinela (Dijon, 21) ; Paul Michel (Beaune, 21) ; Les Bocaux de la Couronne (Le Creusot, 71).
BARS ET RESTAURANTS
Cassius (Chalon-sur-Saône, 71) ; Les Canailles (Chalon-sur-Saône, 71) ; L'Ami Fritz (Chalon-sur-Saône, 71).

dimanche 9 avril 2017

C'est quoi Les Houblonnades ?

"Et voilà, ça y est, il va encore nous pondre un article hommage, et patati et patata !", diront peut-être certains...

Eh ben oui ! 

Parce que, comment en tant que grand amateur et dégustateur invétéré de bières, peut-on passer à côté du festival dijonnais de dégustation de bières artisanales ? Qui a tenu sa deuxième session annuelle ces 8 et 9 avril 2017. 

Et comment ne pas en être satisfait ? Beaucoup de critiques s'étaient élevées il y a un an de cela lors de la tenue de la première édition de ce festival, à l'ombre de la cathédrale Saint-Bénigne - qui ne faisait pas d'ombre, d'ailleurs, vu le temps dégueulasse qu'il faisait - sur certains traits de l'organisation. Beaucoup de critiques tenaient en ces quelques mots  : "On avait pas prévu pareil succèèèèèèès !" Un monde de dingo, un bourbier pas possible du fait de la pluie, rupture de kits de dégustation dès le premier jour, et j'en passe que les organisateurs de l'époque énuméreront bien mieux que moi... Moi-même, n'ayant pu m'y rendre le samedi, j'avais cru ne pas pouvoir y aller en apprenant la nouvelle des ruptures de kits. J'avais quand même décidé d'y aller au culot et tout s'était très bien passé. Je n'avais pas de plainte à formuler sur l'organisation, la boue mise à part, mais qui pourrait incriminer l'organisation d'un festival à propos du temps qu'il fait ? 

Alors c'est quoi Les Houblonnades ? 
En 2016 comme cette année, tout part d'une association de passionnés de bière artisanale qui veut faire vivre ce breuvage qui essaime dans toute la Bourgogne comme dans toute la France, qui retrouve ses lettres de noblesse, perdues au cours du XXe siècle. Ces passionnés se sont mis en tête de rassembler, à Dijon, des brasseurs de toute la région Bourgogne-Franche-Comté l'année dernière, auxquels d'autres, venus d'ailleurs, sont venus s'ajouter cette année. Et ce afin que ces derniers présentent et fassent déguster leurs productions aux amateurs locaux de bière qui, comme on sait, se sont avérés bien plus nombreux qu'espéré dans un premier temps. De cette affluence inattendue sont nés quelques couacs en 2016, mais ils ont été largement corrigés en 2017.

Alors c'est - c'était - quoi Les Houblonnades en 2017 ? 
Les Houblonnades en 2017, c'était pour commencer un espace bien plus vaste, que les Dijonnais connaissent comme l'endroit où se tient chaque année la fête foraine en octobre-novembre, ou le Mail Delaborde, aux abords du Palais des Sports et du Palais des Congrès. Mais c'était aussi un ciel azur immaculé et une belle chaleur invitant d'autant plus au rafraîchissement et à la dégustation de bières, sans abuser bien entendu... ;-)
Voyez vous-mêmes : 

Bon d'accord ça paraît vide, mais c'était ce dimanche matin, j'étais parmi les premiers, mais imaginez ça rempli la veille...
C'est quoi aussi Les Houblonnades ? 
C'est, comme je l'ai dit plus haut, un rassemblement de brasseurs pour une belle variété de découvertes et de rencontres. Voilà quelques exemples : 

Les "Rebelles" de la Brasserie Franc-Comtoise, pour qui "il vaut mieux être belle et rebelle que moche et remoche"  (boutade !), qui proposaient de la blanche au gingembre très rafraîchissante, mais aussi une IPA et une blonde qui varie régulièrement, si j'ai bien compris, dans sa composition et dans son nom, qui prend des consonances politiques (la "49-3" en 2016 en bel hommage à M. Valls certainement, la "Votez Lutin" en 2017 en référence à... allez savoir !)
La Brasserie doubiste "La Hocheuse" qui profitait d'un peu d'ombre, bienfaisante semble-t-il pour le brasseur qui donnait des signes de mal de crâne caractérisé (longue soirée ?)  mais affichait un beau sourire tout de même. Y étaient proposées une blonde et une ambrée plutôt légères, ainsi que des productions plus spéciales comme une IPA et un stout.

La Brasserie de La Rente Rouge, représentée par son créateur Mathieu, bien connu des lecteurs de ce blog pour sa gamme "La Chargeoise", qui affiche toujours le même sourire et la même gouaille. Il présentait ses bières "dry hoppées" Louisette, Aparté et Hip Hé Ha, ainsi que la Commune brassée - si j'ai bien compris le principe - en commun par nombre de brasseurs assemblés de Franche-Comté qui se mettent d'accord chaque année sur une recette spéciale et... commune.

Comment oublier Baptiste et Antoine, les compères de la Brasserie La Roteuse, en charmante compagnie ! Ils présentaient pour l'occasion, outre leurs Roteuse (blonde au bourgeon de cassis), Mousse rousse (fermentée en partie à la levure de Crémant) et P'tite Soeur (brune bien houblonnée), leur petite nouvelle légère et rafraîchissante - mais non sans caractère -, La Canette.

La Brasserie Popihn, basée à Sens (j'en suis sûr, j'ai dû demander au moins deux ou trois fois d'où ils étaient : peut-être avais-je déjà un peu trop "dégusté"...), qui présentait des New England IPA, ainsi qu'un Imperial Stout colossal titrant 11 % de teneur en alcool qui, en même temps que le soleil, a dû taper sur le crâne d'un certain nombre de gens, mais était d'une réelle qualité.
Parmi les brasseries hors Bourgogne et Franche-Comté, voici la Brasserie de la Goutte d'Or, basée à Paris intra-muros, inconnue de votre serviteur jusqu'à aujourd'hui, mais qui lui a présenté son "Assommoir", Imperial Stout au gingembre à ravir les papilles des amateurs du style, ainsi que sa 3 Ter dont il se pourrait que je vous dise des nouvelles dans l'avenir... (à suivre)
Parmi les brasseries hors Bourgogne et Franche-Comté aussi, la Brasserie "La Débauche" (tout un programme !) basée à Angoulême. Elle proposait, comme d'autres brasseries ce week end, une bière "Brett" (de Brettanomyces, famille de levures sauvages) faisant fortement penser à la Gueuze, appellation bruxelloise protégée. Mais aussi, entre autre un excellent Baltic Porter, ou encore un Imperial Stout brassé avec ajout de poivron et piment (si, là aussi, j'ai bon souvenir : le soleil a bien tapé, je l'avoue...) qui ajoute à la puissance du style un côté piquant avéré.
Mais aussi Guillaume et Amélia de la Brasserie Elixkir , Nicolas Sanchez de la Brasserie LoRo (talmay, non-loin de Mirebeau-sur-Bèze), la Brasserie Zuthos (voisin de LoRo, à Montmançon), la Brasserie de Sully de Saint-Apollinaire, les brasseries du Donjon et de La Canoterie de Clamecy, la Brasserie Artisanale de Bourgogne de Chagny, la Brasserie La Rustine de Saint-Marcel à proximité de Chalon-sur-Saône, la Brasserie du Pays Flamand du Nord de la France... C'était ça aussi Les Houblonnades 2017, et autant de belles découvertes ! 

C'est quoi aussi Les Houblonnades ? 
C'est aussi des distinctions pour les meilleures productions comme le Prix du Jury, décerné cette année à Mathieu, de la Brasserie de La Rente Rouge, pour sa Chargeoise "En Aparté", ambrée caractérisée par l'utilisation du "Dry Hopping", déjà distinguée dans ces pages il y a un an et demi. Mais aussi par exemple le "Coup de Coeur du public" : en 2016, c'est l'Elixkir IPA qui l'avait raflé ; cette année, je ne le sais pas encore, ces lignes étant écrites alors que le festival vient de fermer ses portes et que je n'y suis plus depuis longtemps... A suivre.

Enfin, c'est quoi aussi Les Houblonnades ? 
C'est aussi, surtout et heureusement, une équipe de bénévoles organisés, patients, souriants, paraissant disponibles et qu'on ne peut que remercier très chaleureusement d'avoir permis de faire vivre ce festival une deuxième année de suite. Et on espère qu'il y en aura bien d'autres. Je n'ai pas de photos de ces militants de la bière artisanale (je manque à tous mes devoirs !), mais je n'ai pas manqué de dispenser encouragements et remerciements à plusieurs d'entre eux. Encore merci à tous ! 

Voilà, c'est tout ça Les Houblonnades. De mon point de vue de visiteur dominical qui recherchait le calme d'un début de journée de festival en tout cas... Nombre de visiteurs auront certainement beaucoup d'autres choses à en dire.

Alors merci à tous les participants, bénévoles, membres de la sécurité, et brasseurs bien évidemment. Et longue vie aux Houblonnades ! 

mardi 4 avril 2017

La Roteuse se met à la "Canette"

La boîte de bière en métal ? 

Oh que non ! Sans doute avez-vous décelé le "C" majuscule au début du mot Canette ? Comme ne l'indique pas forcément le titre ci-dessus, Baptiste et Antoine, les compères de la Brasserie La Roteuse, n'ont pas commencé à conditionner leurs bières en canettes.

En fait, c'est tout con mais la Canette est juste le nom de leur dernière création. Après la Roteuse blonde, la Mousse rousse et la P'tite Soeur brune, voici donc la Canette blonde légère. Pile poil au moment où commence la belle saison des chaleurs et des barbecue. Dans la vie courante et en langage actuel massacrant le Français, on dirait : "ce serait un fait exprès que ça ne m'étonnerait pas !" ;-)

Alors en revanche, pas de panique si vous ne la trouvez pas dans les rayons des cavistes et autres magasins qui pourraient la vendre : tout simplement, elle n'a pas encore été officiellement lancée... Elle ne sera lancée que lors du festival dijonnais de dégustation de bières des Houblonnades.

Heee oui, votre serviteur a été l'un des privilégiés qui ont pu la déguster avant sa sortie officielle. Merci, au passage, à Antoine et Baptiste pour cet honneur et pour leur confiance.

Allons-y donc pour la présentation de cette bière - il n'est, je pense, plus besoin de présenter la Brasserie La Roteuse (au pire, cliquez sur les liens placés à la fin de cette petite bafouille). Nous voilà face à un breuvage à la robe blonde, de type Golden Ale, à base de malts pâles et de houblons (à mon avis, selon ce que me dit mon nez...) aux notes fleuries et herbacées. Elle titre 4.5 % de teneur en alcool, ce qui en fait une bière légère par rapport à ce que nous sortent habituellement nos deux compères, et légère tout court d'ailleurs.

Voici ce qu'elle donne visuellement par une journée ensoleillée, et ça a plutôt tendance à mettre l'eau à la bouche... Non ?


Au visuel, elle arbore une robe d'un blond clair aux reflets dorés lumineux, légèrement trouble. Elle est surmontée d'une tête de mousse blanche abondante aux très fines bulles, bien collante mais en petites dentelles, longuement persistante en un fin voile à la surface.

Au nez, ce sont des arômes fins et discrets au bouquet plutôt fleuri et herbacé, agrémenté de notes fruitées d'agrumes et de fruits jaunes, et d'une très légère touche miellée.

En bouche, l'entrée est vive mais laisse toutefois  rapidement la place à un corps de texture légère aux saveurs discrètement maltées, ce qui se traduit par des notes de céréales "panifiées" et surtout fruitées, là encore plutôt sur les agrumes. Le tout évolue ensuite vers une amertume herbacée qui se développe de façon progressive jusqu'à devenir bien marquée et longuement persistante. 

L'objectif affiché à La Roteuse pour cette petite dernière était de présenter une bière légère et désaltérante. De soif ? Je n'irais pas jusqu'à la qualifier comme ça, cette expression me paraissant péjorative et plutôt adaptée à la bonne vieille Lager de grande distribution (dont je ne citerai pas de marque, mais on les connaît tous...). Eh ben l'objectif me paraît atteint : sa légèreté la rend rafraîchissante, son amertume plutôt prononcée la rend bien désaltérante. En gros, voilà un produit plutôt bien indiqué pour un moment de détente, tranquilou au soleil sur la terrasse ou entre potos autour d'un barbecue. Elle se dégustera bien avec les traditionnels amuses-bouches de l'apéro, qui peuvent être légèrement épicés, mais aussi avec de la salade agrémentée de fromage légèrement épicé comme de la tomme de brebis ou de chèvre au piment d'Espelette, ou encore bien évidemment de la viande grillée au barbecue, qui peut même être légèrement épicée. Au dessert, pourquoi pas juste un petit morceau de chocolat blanc...

Lire aussi : 

Brasserie La Roteuse
2 route Nationale 74
21220 Brochon
03 80 30 79 65